Archive pour novembre 2007

Abdoulaye Wade dit non aux nouveaux accords Europe-Afrique

Vendredi 23 novembre 2007

wade.jpgAprès l’échec de la convention de Yaoundé (20 juillet 1963 ) , de celle de Lomé (I , II, III et IV) et de l’accord de cotonou qui arrivent à échéance le 31 décembre 2007 , la commission européenne presse les États Africains à signer de nouveaux accords de partenariats économiques (APE) censés prendre le relais des accords de Cotonou.

Signé le 23 juin 2000 dans la capitale économique Beninoise pour 20 ans avec une révision tous les 5 ans , l’accord de Cotonou qui réunit aujourd’hui 79 Etats devrait marquer un rénouveau dans la coopération entre l’union européenne et les pays Afrique , Caraïbes et Pacifiques (ACP).

Dans une tribune dans le journal français le monde ( vendredi 16 Novembre 2007 ) , le président sénégalais Abdoulaye Wade juge les nouvelles propositions de l’Union européenne inacceptable car ne favorisant pas un vrai partenariat.

Voici un résumé de son article

En l’absence de ces nouveau accords, les conséquences seront doublement catastrophiques pour l’Afrique car disparaitrait avec les accords de cotonou le dispositif de base conditionnant l’aide au développement . Or cette aide est plus vitale pour l’Afrique , au moment où la hausse du prix du pétrole entraine celle des denrées de première nécessité et déclenche partout le mécontentement populaire et la grogne des syndicats.

Au lieu de favoriser l’augmentation des exportations de l’Afrique vers l’Union européenne , l’accord de cotonou a produit exactement le résultat inverse : augmentation depuis 2000 de 6,5% des exportation de l’Europe vers l’Afrique alors que les exportations africaines vers l’Europe se sont détériorés. Selon le président Wade , l’Europe veut changer de partenaire : jusqu’à présent , elle négociait avec l’Union Africaine ; désormais , elle entend traiter, distinctement, avec chacune des cinq sous-régions.En somme , elle entend mettre en place un système de désintégration, tout en affirmant vouloir renforcer l’intégration africaine.

Ensuite , les nouveaux accords consacre et accentue un déséquilibre de fait et livre totalement les marchés africains aux produits européens subventionnés grâce au démantèlement des protections tarifaires et l’instauration d’une parfaite égalité de compétitions entre des économies européennes et africaines.Non seulement l’industrie africaine n’a pas la capacité et les structures qui lui permettraient de répondre même à une forte demande européenne,mais ce nouveau dispositif de désarmement tarifaire imposé par le libre-échange entraînerait immédiatement d’énormes pertes de recettes douanières pour nos pays :or les recettes douanières constituent entre 35% et 70% des budgets des États africains.

Pour le président Sénégalais ,les meilleurs analystes pensent que le monde de demain sera dominé par un quatuor Etats-Unis - Brésil - Chine - Inde , qui exclut l’Europe. Avec l’Afrique ,l’Europe peut faire mentir cette prévision! . l’Europe et l’Afrique on des atouts immenses pour bâtir une alliance stratégique, mettant en commun la science ,la technologie, le savoir faire, les capacités financières de l’Europe, le potentiel humain et les immenses ressources naturelles de l’Afrique .Du coup , des problèmes aigus comme l’immigration clandestine massive, simple «produit» d’économies dissymétriques , disparaîtront , car les Africains trouverons des emplois chez eux.

Accords de partenariat et de développement (APD)

Pour remplacer les accords de cotonou , maître Wade propose les APD qui selon lui englobent et dépassent le cadre strictement commercial. Il se demande si l’imagination et la créativité ne sont pas en panne à Bruxelles , si l’Europe n’a plus que la camisole de force des APE à proposer .Les ADP sont articulés autour des principes suivants:

  • dissociation du commerce et l’aide, qui serait coadministrée;
  • constitution d’un espace mixte qui permettrait des investissements budgétaires de l’Europe en Afrique dans une optique keynésienne;
  • accords entre régions du monde au lieu d’un accord mondial OMC, trop global et donc très réducteur;
  • partenariat Europe-Afrique intégrateur
  • accords sur les produits homogènes : café, cacao, arachide, coton,pêche,produits miniers, manufacturés, etc .;
  • délocalisation industrielle vers l’Afrique
  • financement des infrastructures des infrastructures, car si l’Europe ne veut pas le faire , les chinois le feront plus vite et moins cher!

Pour conclure , comme il est de son habitude , le président Wade dit que la France et le Sénégal pourraient prendre l’initiative. Il compte porte ce message lors du sommet Europe-Afrique le 6 decembre prochain à Lisbonne.

Note de Morlaye : Je ne suis pas le plus grand fan du président Abdoulaye Wade mais je pense , qu’au delà des problèmes internes au Sénégal, qu’il est l’un des rares chefs d’états africains à avoir une grande maîtrise des dossiers internationaux aussi importants que l’aide au développement ou les relations Afrique-FMI par exemple. Beaucoup de ses collègues africains brillent par leur absence (ou silence ) lorsqu’il s’agit de défendre leur pays ( ou le continent ) sur la scène internationale.

Les propositions de monsieur Wade ses APD manquent considérablement de moyens pour leurs réalisations .Je ne suis pas non plus toujours d’accord avec monsieur Wade sur plusieurs sujets notamment lorsqu’il affirmait , dans l’émission Esprits Libres de Guillaume Durant sur france 2 , que le discours raciste de président sarkozy à dakar est de la responsabilité de son conseiller et rédacteur Henri Guaino . Selon lui ,Nicolas Sarkozy ne connaît pas le discours avant d’entrer dans la salle . Comment peut-on croire qu’un chef d’état, celui de la France en l’occurrence , prononce un discours alors qu’il ne connaît pas le contenu ?

Les accords Afrique-Europe montre l’inefficacité de l’aide ( ou des aides ) au développement qui , au lieu d’aider les pays africains à sortir du sous-développement , contribue à leur appauvrissement . Les pays donateurs sont aussi naïfs pour ne pas savoir que la grande majorité de cette aide est détournée sans jamais aux destinataires ? Pourquoi continuer à appliquer une politique qui a tout produit sauf des résultats positifs?

Pour qu’ils ne soient pas morts pour rien !

Samedi 17 novembre 2007

RADDHO

A l’occasion de l’ouverture de son antenne de Conakry, la RADDHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme ) par la voix de son secrétaire générale Alioune TINE , demande que les auteurs des crimes perpétrés lors de la grève en janvier et février derniers soient punis .

L’ONG qui ouvre pour la première fois ses bureaux hors du Sénégal demande que la commission d’enquête mise sur place fasse ses travaux dans les meilleurs délais .

Je vous invite à écouter ci-dessous (cliquer sur la flèche ) l’interview de Alioune Tine au micro de Mouctar BAH , correspondant de RFI à Conakry .

CampusFrance : La porte d’entrée dans les universités françaises pour les étudiants étrangers (Sondage)

Vendredi 16 novembre 2007

Décernée 1er trophée “Coup de Coeur ” lors du salon de l’innovation organisé par Syntec Informatique et Orange Business Services , CampusFrance est une application du ministère Français des Affaires étrangères (MAE) qui promeut l’enseignement supérieur à l’étranger. Cette application qui remplace l’ancienne EduFrance , a été développé par la société Informatique Sopra Group et permet de créer un guichet unique déployé dans 21 pays étrangers supportant la gestion courante de 100 000 dossiers par ans.

La France , avec plus de 265 000 étudiants étrangers , se situe au 3 ème rang mondial des pays d’accueil derrière les Etats-Unis et le Rayaume-Uni, tente de rattraper son retard en attirant les meilleurs étudiants étrangers. L’avantage de ce guichet unique est de permettre à l’étudiant de faire sa demande d’études, échanger avec l’administration, obtenir l’ accord éventuel de l’université ou de l’école, puis en cas de réponse favorable de faire sa demande de visa. Il permet également aux acteurs des centres pour les Etudes en France ( CEF) et aux différents établissements supérieurs de disposer de toutes les informations utiles sur les candidats et de pouvoir échanger avec eux simplement et rapidement .

Après la phase d’expérimentation de 2005-2006 , le MAE a généralisée son utilisation et la Guinée figure dans la liste des 21 pays qui ont été choisi dans cette première phase de lancement. Les locaux sont situés à l’Espace Sory Kandia Kouyaté Face au cinéma “Liberté” B.P. 492 Conakry, site web www.guinee.campusfrance.org .

J’ai testé l’application afin de constituer un dossier pour un étudiant guinéen et ça fonctionne très bien. Si les futurs étudiants voient leurs démarches simplifiées pour rentrer en contact avec les universités françaises , il faut savoir que c’est parfois une galère pour bons nombres d’entre eux.

Parmi les difficultés que certains d’entre eux m’ont souligné , il faut citer le problème d’accès à l’Internet dans les villes où le problème d’électricité est très préoccupant , le prix élevé de l’inscription qui était de 70 euros l’année dernière et surtout la longue file d’attente qui a empêché beaucoup de personnes de déposer leurs dossiers dans les délais .

Une fois l’inscription est accordée par une université , l’obtention d’un visa d’études n’est nullement garantie . Surtout à un moment où monsieur Brice hortefeux , ministre Français de l’immigration , de l’intégration , de l’identité nationale et du codéveloppement limite au maximum la venue des étrangers en France en se fixant pour objectif principal le chiffre de 25 000 reconduites aux frontières .

J’ai pas de chiffre précis pour la Guinée , mais d’après de nombreuses constatations , une très faible minorité de Guinéens ayant obtenu des inscriptions d’universités françaises a pu obtenir de visas d’études à Conakry en 2007 . Est ce que priver de formation des jeunes motivés serait la solution au problème d’immigration en France ?

Je pense qu’il serait intéressant d’avoir des chiffres sur le nombres d’étudiants Guinéens qui arrivent en France chaque année . J’y reviendrai dans un prochain billet .

Guinée, les changement en sursis

Lundi 12 novembre 2007

Un excellent article de International Crisis Group (Briefing Afrique N°49 du 8 novembre 2007) que kevin a bien voulu partager avec moi . Je pense que la lecture peut éclairer chacun de nous sur la situation réelle de la Guinée .

Dakar/Bruxelles , le 8 novembre 2007

Carte de la GuinéeDix mois après le déclenchement d’un mouvement de révolte populaire contre le régime du président Lansana Conté, au pouvoir depuis 23 ans, et sept mois après la formation d’un nouveau gouvernement, la Guinée est toujours dans une incertitude totale quant à son avenir immédiat. L’état de grâce dont a bénéficié le Premier ministre Lansana Kouyaté, celui qui devait conduire le « changement » exigé par le peuple, fut de courte durée. Les fissures au sein du mouvement collectif qui a ébranlé le régime au début de l’année risquent de favoriser une reconquête du pouvoir par le clan présidentiel. Pour éviter tout retour de la violence, le Premier ministre doit impérativement convaincre les citoyens guinéens de sa détermination à œuvrer en faveur d’une véritable transition démocratique et a besoin de recevoir à cet effet un soutien actif de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des partenaires extérieurs, de même que de la France et des États-Unis qui ont des liens de coopération avec l’armée.

Les populations qui avaient massivement manifesté en janvier et février 2007, malgré la certitude d’une répression sanglante par les forces de sécurité (entre 137 et 183 morts et plus de 1500 blessés), réclamaient un changement radical et avaient le sentiment d’avoir remporté une victoire décisive sur Conté en obtenant le départ de son gouvernement et la nomination d’un Premier ministre « de consensus» chargé de mettre en place une nouvelle équipe dont il serait le seul responsable. Nommé à ce poste le 26 février 2007, Kouyaté achève ses premiers mois dans une atmosphère morose contrastant avec l’euphorie qui avait entouré son arrivée à la primature. Même si l’inflation a été réduite, l’enthousiasme initial a laissé place au doute sur la capacité et la volonté du gouvernement Kouyaté de rompre avec les tares du système Conté et de faire face aux graves difficultés économiques auxquelles font quotidiennement face les populations guinéennes.

Un jugement définitif sur la primature Kouyaté est prématuré mais il doit désormais donner des symboles forts de rupture avec le passé pour garder sa crédibilité. Le clan Conté et ses bénéficiaires n’ont pas accepté leur défaite et manœuvrent constamment pour reprendre les rênes du pouvoir, notamment en jouant sur le sentiment répandu de désillusion et sur les divisions au sein des acteurs de la « révolution de février » : centrales syndicales, organisations de la société civile et partis politiques de l’opposition. Conté est cependant toujours le principal obstacle à une amélioration du sort des Guinéens. Il reste le seul vrai chef de l’exécutif aux pouvoirs constitutionnellement garantis, signe tous les décrets et paralyse donc aisément l’action gouvernementale. Le poste de Premier ministre n’existe pas dans la constitution et celui-ci n’a que des pouvoirs délégués.

L’organisation d’élections législatives transparentes et régulières dans les six prochains mois devrait permettre de franchir un premier pas dans l’entreprise de démantèlement du système Conté par la voie démocratique. En attendant, Kouyaté, les forces de changement et la communauté internationale doivent prendre les initiatives suivantes pour rallumer la flamme des réformes :

  • Kouyaté devrait tout d’abord accepter l’organisation d’un dialogue national qui rassemblerait les acteurs de la société civile, les syndicats et les partis politiques pour s’entendre sur le contenu concret des réformes que le gouvernement est censé mener et continuer à exercer des pressions collectives sur le président Conté afin qu’il cesse d’entraver les actions du gouvernement et respecte la lettre et l’esprit de l’accord du 27 janvier 2007.
  • Simultanément, Kouyaté doit procéder à la restructuration des ministères et à la formation de cabinets dotés de cadres nommés uniquement sur la base de leurs compétences, tout en imposant les standards les plus élevés de transparence et de rigueur dans la gestion des deniers publics, et en appliquant le programme d’urgence du gouvernement, en expliquant clairement ce que le gouvernement peut et ne peut pas faire à court terme.
  • Pour commencer à mettre fin à l’impunité, le gouvernement doit doter la commission d’enquête indépendante sur les violences commises pendant les grèves de juin 2006 et de janvier et février 2007 de tous les moyens requis pour garantir son action, y compris la mise en place d’une brigade mixte police et gendarmerie prévue par la loi, ainsi que l’appui technique d’experts de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et du Bureau du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Une nouvelle date doit aussi être fixée au plus tôt pour la visite en Guinée du Rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, prévue depuis le mois de mars 2007.
  • Pour contenir le danger permanent que représentent les forces de sécurité, le gouvernement doit ouvrir avec elles un dialogue sur les modalités effectives de leur réforme ; évaluer en urgence les besoins de formation et d’équipements des forces de police et de gendarmerie pour le maintien de l’ordre, afin de prévenir de nouvelles tueries de civils non armés en cas de manifestations ; inviter la CEDEAO à envoyer une équipe d’officiers de police et de gendarmerie pour appuyer la mise en place de la brigade mixte affectée à la commission d’enquête, et à préparer l’envoi d’une mission militaire d’observation du comportement des forces de sécurité guinéennes pendant les élections législatives.
  • La France et les États-Unis devraient également aider à la formation et à l’équipement de la police et de la gendarmerie en moyens de maintien de l’ordre sans recours à la force létale dans le cadre de leur coopération avec les forces de sécurité guinéennes.
  • Enfin les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la Guinée doivent absolument honorer les engagements financiers pris lors du forum des partenaires de la Guinée organisé à Paris en juillet 2007 ; apporter les financements additionnels nécessaires à la préparation des élections législatives ; et soutenir la Guinée auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour l’obtention de ressources financières stables et prévisibles pour la période 2007-2010.

Sans de telles mesures, on ne saurait exclure qu’une nouvelle crise et des manifestations beaucoup moins contrôlées que celles de janvier/février 2007 viennent à nouveau faire basculer la Guinée dans la violence, avec le risque de réhabilitation du régime Conté ou même d’un coup d’État aux conséquences désastreuses.

Dakar/Bruxelles, 8 novembre 2007

Où est passé mon Gphone ?

Dimanche 11 novembre 2007

Décidément , il ne se passe plus une semaine sans que Google ne nous présente un nouveau produit révolutionnaire ou n’achète une entreprise prometteuse dans le secteur des High Tech. Alors que des rumeurs sur la sortie d’un téléphone portable Google - Gphone pour Google phone - (à l’image de l’iPhone d’Apple) courraient depuis plusieurs mois , la firme de Montain Viiew vient de faire un grand pas dans la téléphonie mobile en créant l’Open Handset Alliance , une organisation regroupant 34 leaders de l’industrie des mobiles.

Le leader mondial de la recherche sur Internet et la publicité en ligne a annoncé le lundi 5 novembre , la sortie d’une plateforme pour terminaux mobiles baptisé Android comprenant un système d’exploitation ouvert (sur le modèle des logiciels libres comme Linux) , une interface utilisateur et des applications sans obstacles propriétaires. Les développeurs extérieurs pourront ainsi enrichir Android par des nouvelles applications aussi bien dans la localisation GPS ou les publicités ciblées géographiquement.

Parmi les membres de cette alliance , on trouve des fabricants de téléphones ( Motorola, Samsung ou HTC) , des opérateurs ( T-Mobile “américain”, Sprint Nextel , Telecom Italia , Telefonica ou le japonais NTT Do Co Mo ) , des fabricants de sémi-conducteurs (Intel , Nvidia, Texas Instruments , …) et bien sûr des développeurs de logiciels (Google , Ebay, Esmertec, …) .

Une déclaration de guerre !

Dans un marché, où les principaux systèmes d’exploitation pour téléphone sont détenus par une minorité d’éditeurs de logiciels ou de fabricants de portables , l’arrivée de Google pourrait ne pas faire que des heureux. Sans surprise Microsoft et Nokia (deux géants dans la téléphonie mobile) n’ont pas souhaités faire partie de l’alliance de Google . En effet , Android est un concurrent  direct au système d’exploitation mobile le plus rependu au monde Symbian ( détenu à 48 % par Nokia ) et à Windows mobile propriétaire de Microsoft qui équipe entre autre les smatphones Motorola , Qtec et Treo. Autres absents , Blackberry ( propriétaire de la société canadienne RMI qui fabrique les téléphone de même nom) et Palm OS .

Pour Nigel Clifford , PDG de Symbian , Android n’est ” qu’une plateforme Linux de plus . Il y a déjà 10 , 15 , 20 et peut être 25 plateformes Linux différentes disponibles aujourd’hui. Il apparait donc que Linux est entrain de se fragmenter plus rapidement qu’il ne réunit d’acteurs pour au contraire l’unifier “.

Quant à Steve Balmer le PDG de Microsoft , “Pour l’instant , ils ont publié un communiqué de presse alors que nous avons plusieurs millions de clients , un bon logiciels , un large parc de machines de machines compatibles . Faire la comparaison est donc impossible ” . Il ajoute : “Ils sont les bienvenus dans notre monde! ” avec ironie .

Android permettra notamment aux fabricants de mobiles d’intégrer les services de Google qui sont la recherche avec Search , le courrier électronique avec Gmail , Google Calendar, la photo avec Picasa , la messagerie instantanée avec Google talk, Blogger, YouTube ou encore Google Maps. D’autres développeurs pourront personnaliser Android pour intégrer leurs propres produits. Les premiers téléphones équipés d’Android sortiront au second semestre 2008 et HTC sera le premier fabricant à l’utiliser.

Personne n’est dupe ! . Le véritable enjeux des prochaines années pour Google est d’être , comme il l’a fait sur Internet , le leader de la publicité sur les téléphones portables . Tous les analystes attendent un boom des publicités sur mobiles , qui devraient atteindront d’ici 2011 , 14 milliards de dollars.

Google ne cache d’ailleurs plus son intérêt pour la téléphonie mobile . Ses dirigeants ont indiqué qu’ils participeront à la vente aux enchères de fréquences que le gouvernement américain organisera en janvier 2008 , ce qui lui permettra de monter son propre réseau de téléphone mobile et de devenir un opérateur à part entière.

Réseau communautaire : Yahoo! lance Kickstart pour étudiants et anciens élèves

Jeudi 8 novembre 2007

Après l’annonce de Google le 5 novembre dernier de la sortie de OpenSocial, Yahoo! n’a pas tarder de réagir en annoçant le lancement de sa plateforme de socialisation Kickstart destiné aux étudiants et anciens élèves.

Contrairement aux autres sites communautaires, Kickstart se positionne comme étant orienté professionnel et se donne comme vocation la mise en relation des étudiants et diplômés d’écoles ou d’universités avec des recruteurs potentiels .

L’objectif est d’aider les premiers à appréhender le monde du travail pour trouver des informations , des stages et une offre d’emploi. Pour être membre il suffit d’avoir un compte Yahoo ! et indiquer le nom de son établissement d’études , les entreprises où on a travaillé.
Les nouveaux utilisateurs sont directement mis en relation avec les autres membres ayant étudiés dans la même école et d’autres appartenant au réseau. Sur son blog , Scott gatz, directeur des produits avancés chez Yahoo! déclare “Les étudiants d’un incroyable réseau sur Facebook, mais ce réseau est plutôt amical et placé sous le signe du divertissement“. Puis il rajoute “En réalité, de nombreux étudiants nous ont exprimé leur frustration, expliquant que les anciens s’introduisent sur Facebook pour les obliger à fermer leur profil ou d’effacer certains épisodes de leurs vies“.

Dans un marché très alléchant au niveau publicitaire , nous assistons à la formation de trois grands leaders qui vont chacun tenter de devenir le leader du marché: Google et ses alliés de OpenSocial d’un côté, Microsoft et Facebook de l’autre et enfin le “nouveau” venu Yahoo! .Selon une étude réalisé par Hitwise,les réseau sociaux sont les sites les plus visités par les jeunes de 18 à 24 ans , devant les moteurs de recherche , les messageries en ligne et les sites pornographique.